Romain Dayez obtient une double licence et un master en chant lyrique au Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe de Marcel Vanaud, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans celle d’Alain Buet. Alternant entre premiers plans et seconds rôles, il est Papageno (Die Zauberflöte – Mozart) à l’Opéra de Clermont Ferrand, Fiorello (Le Barbier de Séville – Rossini) et Le Comte Pâris (Roméo et Juliette – Gounod) à l’Opéra National de Bordeaux, Oristeo (L’Oristeo – Cavalli) au Théâtre National de Marseille, Méphistophélès (La Damnation de Faust – Berlioz & Louati) avec l’Opéra de Rouen, Le Baron Douphol (La Traviata – Verdi) à l’Opéra de Metz ou le Docteur Grenvil du même ouvrage au Théâtre Royal de Namur, Aeneas (Dido and Aeneas – Purcell) au Stift Festival en Hollande, Napoléon III (L’Impératrice) au Théâtre Impérial de Compiègne et à l’Opéra de Vichy, Jupiter (Castor et Pollux – Rameau). Il chante sous la baguette de chefs tels que Hervé Niquet, David Reiland, Marc Minkowski, Lucas Macias Navarro, Samuel Jean, Pierre Dumoussaud, Michel Piquemal, Paul Daniel, Arie Van Beek, Amaury du Closel, et sous la direction scénique de metteurs en scène tels que Florent Siaud, Laurent Pelly, Michel Fau, Patrice Thibaud ou Jean-François Sivadier. Dans le cadre de ses études, il interprète une dizaine de rôles. Il participe à la création mondiale d’une trentaine d’oeuvres et chante les rôles de Der Graf (Reigen – Boesmans), Le Père (La Passion de Simone – Saariaho) à l’Opéra de Nantes, à New York, Helsinki, Bergen, Le Roi (création de Peau d’Âne – Finzi) à l’Opéra de Tours, Mathéo (création de Les Bains Macabres – Connesson) à l’Athénée et au Théâtre Impérial de Compiègne, sous la baguette de chefs tels que Jean-Philippe Wurtz, Clément Mao-Takacs, Tito Ceccherini, Catherine Simonpietri ou Jean-Paul Dessy. Il est invité de la 27ème cérémonie des Victoires de la Musique Classique à l’Arsenal de Metz, pour interpréter Guillaume Connesson et célébrer sa victoire « Compositeur de l’année ». Dans des répertoires plus légers, il est Bagnolet (Les P’tites Michu – Messager) à l’Athénée, Nantes, Reims, Caen, Tours, Angers, Gérard Cardoval (Un Soir de Réveillon – Moretti) à la Nouvelle Eve, le Docteur Patogène (Le Testament de la Tante Caroline – Roussel) à l’Athénée et à Compiègne ou encore Don Pedro de Hinoyosa (La Périchole – Offenbach) au Festival de Radio France au Corum de Montpellier. Pour ce qui est de la comédie musicale, il chante Swing Lenny avec l’Orchestre de Paris à la Philharmonie de Paris, dans la tournée des Misérables au Palais des Congrès de Paris et dans les Zéniths de France, ainsi que deux créations au Théâtre du Châtelet. Il donne de nombreux récitals de ces deux répertoires si chers à son coeur (Bal Blomet, Théâtre Marigny, Ritz, Studio Ermitage, invité de la Nuit de la Voix de la Fondation Orange aux Folies Bergères, ainsi que du Concert de Nouvel an 2021 du Théâtre du Châtelet) et prépare actuellement Le Flagrant des Lits, dédié aux chanteurs de charme de l’entre-deux-guerres. Il est artiste résident du Théâtre Impérial de Compiègne depuis septembre 2019. Il travaille à de nombreuses reprises avec Les Frivolités Parisiennes, mais également avec La Chambre aux Echos, les Brigands, Miroirs étendus, Opéra Nomade, ainsi qu’avec le Palazzetto Bru Zane. En musique ancienne, il chante avec Le Concerto Soave, Le Banquet Céleste, Le Concert Spirituel, Les Musiciens du Louvre, Ausonia, Douce Mémoire, aux Festivals de Brême, la Chaise-Dieu, Sablé, Utrecht, Ambronay. Concernant les prises de rôles des prochaines saisons, il est Le Curé du Baron (Le Baron de Münchhausen) avec le Concert Spirituel et Patrice Thibaud à l’Opéra de Massy et à Compiègne, Don Quichotte (Les Aventures de Don Quichotte) avec Les Musiciens du Louvre à la Philharmonie du Luxembourg, Le Dancaïre (Carmen – Bizet) à l’Opéra de Bordeaux, Soren (Terres Rares – création mondiale Durupt/Poquet), King Arthur (King Arthur)… En 2012, il crée Le Rapt Invisible, collectif exclusivement dédié à la musique contemporaine sacrée dont il est directeur artistique et avec lequel il a signé sept créations dont quatre ballets. Passionné par le sacré, il participe à une centaine de productions d’oratorios comme la Mass of the Children de John Rutter et sous sa direction, le Weihnachts-Oratorium de Bach à la Notre-Dame de Paris, le Requiem de Fauré à Saint-Eustache, la Messe de Sainte-Cécile de Gounod avec l’Orchestre Régional Avignon-Provence, le Requiem de Duruflé à la Royal Air Force Church de Londres, Pulcinella de Stravinsky avec le Secession Orchestra à l’Auditorium du Louvre, Ein Deutsches Requiem de Brahms à la Madeleine, dont il est l’invité régulier depuis ses débuts. Il participe à la création de la schola grégorienne de la Cathédrale de Bruxelles. Il donne des performances soliste à l’Opéra de Paris, à la Biennale de Venise, au Silencio, au Palais de Tokyo, à la Cité de la Musique ou au Louvre et participe à divers projets originaux comme Apocalypse Café avec Hélène Delavault et Cyrille Lehn, Sonic Cathedral avec Musiques Nouvelles et la chanteuse jazz Mélanie de Biasio, l’Opérap avec les rappeurs Gaël Faye et Edgar Sekloka, Tout Neuf au Teatro Massimo de Palerme, le Studio Venezia avec la chanteuse iranienne Sara Hamidi, Rituels avec l’Orchestre National de Jazz à Radio France, qui donne lieu à un enregistrement discographique aux Bauer Studios. Le soliste s’intéresse de près à la musique de chambre et se produit avec des pianistes comme Jeff Cohen, Cyrille Lehn, Paul Beynet, ou des organistes comme Jean Guillou et Xavier Deprez. Il donne des récitals au Petit Palais, aux Invalides, à la Salle Gaveau, et pour les Festivals de Radio France, de Musiq3, de Flandres, de Wallonie, de Rocamadour, d’Avignon ou de Deauville, pour lequel il conçoit un concert-lecture avec l’écrivain Benoît Duteurtre. Il est encadré par les agences Artmedeo et Anteprima Productions.

Le baryton belge Romain Dayez naît à Bruxelles en mars 1989. Né dans une famille comptant artistes, collectionneurs, critiques ou directeurs culturels, il a la chance de faire la connaissance de personnalités qui l’incitent à faire de l’art son métier et qui lui font découvrir de nombreux courants artistiques. Avant de se lancer professionnellement dans le chant, il s’essaye à diverses formes d’expression, musicale (cornemuse, piano, clarinette), théâtrale, mais également plastique en réalisant plusieurs expositions individuelles à Bruxelles, Paris et Londres. Prenant conscience que l’excellence nécessaire à chacune de ces expressions artistiques impose de développer des aptitudes techniques solides et que le touche-à-tout l’empêche de se concentrer sur une discipline en particulier, il se voit contraint – c’est bien le mot – d’en choisir une pour en faire son métier. Il entame en 2007 une formation professionnelle pour devenir chanteur lyrique.

Pour répondre à un désir de créer qui ne va pas nécessairement de pair avec le métier d’interprète, le chanteur s’oriente spontanément vers de nouvelles formes, des œuvres ou styles peu référencés ou des adaptations, parfois taillées sur mesure, lui offrant une marge de manœuvre assez large dans l’interprétation – et parfois même dans la vocalité à proprement parler -, tels la musique médiévale, baroque, le cabaret, l’opérette ou l’opéra contemporain. Concernant l’incarnation des rôles, il enfile la tenue des rois, des séducteurs, des salauds, mais principalement celle des clowns qu’il incarne avec naturel. Passionné par le monde animal qu’il connait bien par son passé d’éleveur et son intérêt pour la taxidermie, il s’intéresse de près à l’éthologie et y voit un foyer inépuisable d’idées pour nourrir son jeu et enrichir sa corporalité ; son mémoire au CNSM a pour sujet L’animalité en scène – enjeux, applications et finalités de l’emprunt animal dans les arts de la scène.

Etant passionné par le travail avec des créateurs de tous horizons, il participe à de nombreuses productions atypiques et à une trentaine de créations mondiales, dans lesquelles il s’associe parfois à des plasticiens, circassiens ou danseurs. Malgré sa formation « classique » (bien triste adjectif dont la signification actuelle courante est « conforme aux habitudes »…), il n’accorde la primauté à aucun genre musical particulier, admirant certains compositeurs de musique actuelle autant que les monuments de la grande musique classique (avec une passion démesurée pour Johann Sebastian Bach qu’il vénère depuis toujours). Il développe un grand intérêt pour les musiques traditionnelles, la musique sacrée contemporaine, l’électro, le grégorien ou la musique de film. Sachant que l’art est vraisemblablement le vecteur de pensée actuel et international le plus puissant, il participe à de nombreux projets politiquement engagés. Musicalement parlant, il aime ceux qui parviennent à associer subtilement des langages musicaux distincts, parfois antagoniques, tels Jordi Savall, Dead Can Dance, Björk etc.

Parallèlement à sa carrière de chanteur lyrique, il a accordé une partie de son énergie à être directeur artistique de deux structures qu’il a créées dans la même direction que sa vie d’interprète. La première étant l’ArtShake Gallery (salle bruxelloise ayant proposé des événements artistiques favorisant la communion des arts) et la seconde, Le Rapt Invisible, qui revisite sous forme de spectacles ou performances le répertoire sacré ancien, le faisant ainsi passer du côté de la musique actuelle. (www.leraptinvisible.com)

Peu importe où sa vie artistique doit le mener, il tient par dessus tout à garder une liberté de choix absolue et sa principale caractéristique : une curiosité insatiable. Maintenir sa technique vocale lyrique lui permettra de ne s’astreindre à aucun choix vocal en particulier, et à pouvoir, sa vie durant, s’orienter vers des musiques variées qu’il aime, continuer son cheminement éclectique et développer cet intérêt pour le crossover. « Ce naturel passionné et inventif ainsi que ce tempérament critique, attachant et sensible en font un artiste original et atypique, participant actif du dépoussiérage de la musique classique et acteur de la vie artistique de son temps. »

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